Chaque année, le dernier vendredi de mai, la France célèbre la fête des voisins. Ce jour-là, les habitants d'un même immeuble ou d'une même rue se retrouvent dans la cour ou sur le trottoir pour partager un repas ensemble.
Cette année, c'est Farida qui organise l'événement dans son immeuble parisien. Elle affiche une invitation dans le hall : « Venez avec un plat, une boisson, et surtout votre bonne humeur ! »
Le soir venu, les tables se remplissent peu à peu. Monsieur Petit, le voisin du cinquième étage que personne ne connaît vraiment, apporte une tarte aux pommes faite maison. La famille Nguyen, arrivée récemment dans l'immeuble, propose des rouleaux de printemps qui ont beaucoup de succès.
Au début, les conversations restent polies et un peu formelles. Mais après quelques verres de vin et beaucoup de rires, l'ambiance se détend. Farida découvre que Monsieur Petit a été professeur de musique pendant trente ans, et qu'il joue encore du piano tous les dimanches. Les enfants, eux, courent entre les tables et organisent leurs propres jeux dans la cour.
À la fin de la soirée, plusieurs voisins échangent leurs numéros de téléphone. « On devrait faire ça plus souvent, » dit Madame Nguyen en aidant à ranger les chaises. Farida est d'accord : avant cette soirée, elle connaissait à peine le nom de ses voisins ; maintenant, elle a l'impression d'avoir une vraie petite communauté autour d'elle.
La fête des voisins, née d'une initiative simple il y a plus de vingt ans, continue chaque année de rapprocher des gens qui, autrement, ne se seraient peut-être jamais parlé.